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A Milan, s’entrecroisent la bourgeoise intello de Calcaterra et celle sensuelle de N°21


Publié le



24 févr. 2021

C’est par une première journée intense qu’ont débuté les défilés milanais du prêt-à-porter féminin pour l’automne-hiver 2021/22. Deux collections, en particulier, ont mis en avant, mercredi, la figure de la bourgeoise milanaise. Toujours impeccable dans ses tailleurs et petites robes parfaites, elle incarne à la fois l’intelligentsia de la capitale lombarde à travers les yeux de Daniele Calcaterra, et l’élégance subtilement sexy, sous les coups de ciseaux d’Alessandro Dell’Acqua.

La Milanaise de Daniele Calcaterra est sophistiquée et sobre – Calcaterra

Avec sa marque Calcaterra, le premier signe une collection somptueuse allant chercher son inspiration dans la Milan qu’il a fréquentée durant ses années de formation, à cheval entre les décennies 1980 et 1990. « Il y a un petit côté nostalgique. J’ai voulu retrouver le moi-même de cette période, lorsque tout m’émerveillait dans cette ville. Un moment, où la mode était portée par des stylistes exceptionnels », nous confie le designer, qui a imaginé revêtir la Milanaise bourgeoise qui l’avait tant fasciné à l’époque.

Avec ses lunettes rondes d’intellectuelle, cette dernière emprunte volontiers au vestiaire masculin. Elle s’habille dans des costumes trois pièces amples et lâches, ton sur ton avec chemise, cravate et foulard taillés dans le même tweed. Le tissu joue les protagonistes avec des laines aux traitements particuliers développées à Biella, en Piémont. Certaines sont traitées spécialement pour un effet lisse et savonneux. Ailleurs, laine, soie et lin sont mélangées, tandis qu’une laine cachemire intègre du coton, « car il n’existe plus de vraie saison ». Les soies proviennent quant à elles exclusivement du district de Côme.

Daniele Calcaterra s’amuse à revisiter les Nineties en déclinant le classique jean à cinq poches, porté avec de grandes bottes ou une paire de mocassins, dans les matières les plus insolites (laine, coton imperméable camel, tissu doré, etc.) Il revisite aussi le monde du tailoring. Ainsi le classique gilet du costume s’ouvre totalement dans le dos, tandis que la veste se transforme en top, fermée sur le devant, conservant le revers de son col et ses deux poches.

La bourgeoise fatale et sexy d’Alessandro Dell’Acqua – N°21

Changement de registre chez N°21, où notre bourgeoise enfile la veste de son sobre tailleur noir oubliant la jupe, remplacée par de longues franges fluctuantes à la Charleston. Parfois, elle sort carrément en combinaison de dentelle ou en dessous chic, sur lesquels elle enfile vite fait un pull-over en mohair, un caban shearling ou un petit manteau tartan. Et naturellement, ses petites robes noires sont toutes ultra courtes. 

Pour esquisser ses bourgeoises à la sensualité délurée, Alessandro Dell’Acqua s’est inspiré des polaroids de l’architecte et designer Carlo Mollino, réalisés entre les années 1960 et 1970, dont les visions féminines incarnaient un érotisme excentrique.

Chez N°21, le body en laine remplace le corsage, les jupes crayons sont fendues sur les côtés, les cristaux bordent les cols et les manches de certaines chemises, tandis que les mini robes affichent toutes de sages cols d’écolière.

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