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AMI: un hommage minimaliste au maximalisme des années 80



Traduit par

Paul Kaplan

Publié le



11 mars 2021

Alors qu’on pensait pouvoir enfin se reposer un peu après la Fashion Week de Paris, Alexandre Mattiussi a présenté jeudi un dernier défilé vidéo pour sa marque AMI, rappelant l’âge d’or et l’optimisme des années 80.

 

Une présentation virtuelle, consacrée en grande partie au bon vieux temps de la mode, dans les années 80, lorsque les défilés ont soudainement commencé à attirer l’attention du grand public aux quatre coins du monde.

À cette époque pré-11 septembre, les défilés de mode ne nécessitaient pas d’énormes effectifs de sécurité, les photographes avaient le droit de se répartir tout autour du podium — ils n’étaient pas encore confinés dans une fosse bondée comme c’est le cas aujourd’hui. Une ambiance qu’on retrouve dans la nouvelle vidéo d’AMI, intitulée “Le Défilé”, filmée avec énergie par le très branché cinéaste espagnol Alvaro Colom, un nom de plus en plus surveillé dans le monde du luxe.
 
C’était il y a près de trois décennies, à l’ère des top-models, au moment où les designers sont devenus du jour au lendemain les artisans du goût et des envies du monde. La collection faisait des références constantes à ces années iconiques, à ses épaules surdimensionnées et ses volumes pleins d’audace.

“J’ai voulu revenir à l’ère qui m’a donné envie de devenir designer. Quand on a commencé à voir des défilés de mode à la télévision. J’étais enfant. J’ai repensé aux créateurs de l’époque, au pouvoir financier de Michael Kors, aux grandes collections de Gianfranco Ferré…”, explique Alexandre Mattiussi, le fondateur et directeur de la création d’AMI.

Jamais à court d’idées commerciales, le designer a même présenté un nouveau sac en cuir verni rembourré, en forme de boîte à déjeuner, baptisé “The Rendez-vous”, “car c’est tout ce dont nous pouvons rêver pour la fin de ce couvre-feu”.

Le résultat: un clip plein d’énergie, dans lequel on voit les mannequins faire irruption au Palais de Tokyo, dans un lieu fictif qui rappelle le décor du clip “Too Funky” de George Michael. Des dizaines de photographes se battent pour obtenir l’angle parfait sur les stars du show. Au lieu de Linda Evangelista ou de Nadja Auermann, Alexandre Mattiussi a fait appel à Fernando Cabral et Adut Akech, qui se rendent en limousine sur le lieu du tournage au début de la vidéo.

Une collection très ajustée, pour les hommes comme pour les femmes, mais avec des coupes flatteuses, à l’image de ces redingotes en laine bleu électrique et de ces vestes masculines, qui renforcent l’allure pleine d’audace des filles AMI. Des blousons camionneurs minimalistes, de sensationnels pulls en laine avec le logo surmonté d’un coeur, et pour le finale, une robe blanche de star de cinéma, avec des milliers de rangées de perles.
 
Tandis que les hommes portaient des costumes de producteurs de rock verts, des duffle-coats, des parkas géantes orange et des pardessus en pied de poule — très Gianfranco Ferré.
 
Ce dernier aurait été ravi de cet hommage, qui éveillait une forme de nostalgie pour l’énergie naïve de cette mode en pleine transformation.

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