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Explosion créative à la Fashion Week virtuelle de Milan


La dernière journée de la Milano digital Fashion Week a dévoilé la créativité italienne dans tous ses états. Précédée par l’étonnant marathon visuel de Gucci et la superbe performance d’Ermenegildo Zegna avec ses trois kilomètres de podium, Missoni a conclu cette Semaine particulière avec un film célébrant l’histoire de la maison entre photos d’archive, extraits de défilés, témoignages émouvants. Une histoire emblématique du made in Italy, construite autour d’une famille et d’un style reconnaissable entre tous avec ses fameux zigs-zags et ses mosaïques de couleurs.
 

Un look post-confinement imaginé par le label italien – Eleventy

Autre jolie marque italienne, Eleventy, qui présente régulièrement à Milan ses collections au chic décontracté avec ses tricots ultra-légers et ses tissus fins. Dans la vidéo, le directeur créatif Marco Baldassari présente lui-même la collection pour l’été 2021, qu’il a pensée pour le post-confinement avec une vie ancrée chez soi, au style confortable, mais toujours élégant, télétravail oblige.
 
Le vestiaire se décline en quatre mondes. Le classique italien à l’élégance naturelle inspirée de Marcello Mastroianni dans la Dolce Vita, avec costumes blancs casual, vestes réinterprétés via de nouvelles matières comme le jersey, pantalons coulissés et tricots à rayures. Un univers urbain avec des costumes en coton multipoches fonctionnels pour se déplacer en vélo. Le style “business à la maison”, en fait, un formel sportif avec sneakers et sweaters à enfiler sous la veste de banquier. Et enfin, la partie denim avec des jeans essentiels déclinés en différents lavages.

Made in Italy encore chez Federico Cina, qui célèbre les valeurs de son Emilie-Romagne natale, ou chez Gall mais dans un registre opposé avec un film à l’ambiance inquiétante et mystérieuse, où d’étranges baroudeurs au visage masqué de cagoules et de capuches se poursuivent dans un paysage de montagne désert sous une lumière froide. La vidéo reflète fidèlement l’esthétique guerrière futuriste de la marque, fondée à Rome en 2014 par le créateur américain Justin Gall et Chiara Nardelli, qui gèrent l’entreprise, couple à la scène comme à la ville.

Sihouette de baroudeur futuriste pour le jeune label italien – Gall

 
Le vestiaire au style actif de combattant urbain est composé de pantalons cargo et coupe-vent simili parkas truffés de poches et zips, taillés dans des tissus techniques ultra-performants aux propriétés innovantes, comme ces nylons qui peuvent se modifier avec les mouvements du corps, ou cet autre tissu cendré et froissé, dont les imprimés peuvent se ternir, mais aussi revenir à leur état original.
 
Le designer italien Andrea Pompilio a diffusé quant à lui un film à la trame obscure mettant en scène un homme et une femme vêtus d’un même pantalon marine droit, d’une chemise blanche et d’une veste noire masculine. Les deux protagonistes se confrontent dans différentes scènes symboliques reparcourant les sensations qui nous ont traversés ces derniers mois.
 
Deux marques japonaises figuraient également au programme : JieDa, qui a débuté dans le calendrier milanais en janvier dernier, et Children of the discordance. La première, fondée en 2007 par Hiroyuki Fujita, fort d’une expérience décennale dans l’industrie textile et la distribution via l’enseigne multimarque Kikunobu, a imaginé un film noir, qui pourrait se situer dans les années 1980.
 

Ambiance film noir pour la marque japonaise – JieDa

On y suit un groupe de mauvais garçons dans un Tokyo nocturne, les corps flottant dans des costumes trop grands. Les cravates sont disproportionnées, ponctuées des initiales gothiques du label, tout comme les amples chemises au col large, tandis que les pantalons se portent longs à pinces ou courtes et évasés. Un collier de perles se fait remarquer sur un col-roulé noir, ainsi que ces affichettes de pin-up Fifties imprimées sur une chemise ou dans la doublure d’une veste.  
 
Après avoir débuté dans la boutique Ships et lancé en 2005 le multimarque pointu Acycle dans le quartier Harajuku de Tokyo, Hideaki Shikama crée avec des amis Children of the discordance en 2011, qu’il gère en solo depuis 2013. La vidéo restitue son univers inspiré de la culture de la rue en suivant des skateurs dans une virée nocturne à ras du bitume, endossant une garde-robe streetwear typique aux volumes baggy.
 
L’accent est mis sur les tissus et les imprimés, que le créateur réalise lui-même, qui donnent leur particularité à cette collection riche en détails, comme ce tricot aux losanges ajourés, ces chemises patchworks aux motifs ethniques à l’esprit tribal, ou encore ce grand poisson brodé dans le dos d’une veste.
 

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