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Le top 20 des défilés Automne-Hiver 2020/21


Cette année, le “Fashion Month” – l’enchaînement des quatre Fashion Weeks de New York, Londres, Milan et Paris – s’est déroulé sous des auspices bien particuliers. Le marathon a commencé par New York, privée de ses quatre plus grands noms – Ralph Lauren, Calvin Klein, Tommy Hilfiger et Tom Ford – et désertée par presque toute la sphère mode chinoise, journalistes, influenceurs, acheteurs et créateurs. Et la saison s’est achevée à l’ombre du Covid-19, qui faisait planer un sentiment étrange sur la semaine de la mode parisienne, dont le public avait rarement été aussi dégarni. À la fin de ces 33 jours de mode, après plus de 300 défilés, on ne pouvait que pousser un grand soupir de soulagement. Dès le lancement de la saison à New York, où le procès pour viol de Harvey Weinstein faisait les gros titres des quotidiens – juste à côté des compte-rendus des défilés de la Fashion Week -, les collections se teintaient de revendications féministes plus ou moins explicites.

Cette saison, on a assisté à un véritable festival de collections sublimes, présentées au cours de défilés à couper le souffle. Les créateurs du monde entier n’ont pas manqué d’idées pour dévoiler leurs produits dans le cadre d’événements souvent spectaculaires. Voici notre Top 20 des Fashion Weeks de New York, de Londres, de Milan et de Paris.

Brandon Maxwell – Automne-Hiver 2020 – Prêt-à-porter féminin – New York – © PixelFormula

Brandon Maxwell

Pour ces dames, des robes longues dignes d’une déesse antique, des vestes croisées fortement épaulées, des manteaux en tissu high-tech à motif tortue ; pour ces messieurs, des costumes décontractés et des cabans qui donnent l’allure d’une star de cinéma… Entre les mains du texan Brandon Maxwell, le sportswear traditionnel américain prend des accents glamour inimitables. Son défilé, le premier show important de la saison, avait lieu au Hall of North American Mammals, au Musée d’histoire naturelle de New York. Vision inoubliable que ces mannequins défilant devant des ours kodiak géants, des cougars et des élans. On brûle d’impatience qu’une maison européenne confie les rênes de son studio de création à ce jeune créateur de 35 ans. 

Carolina Herrera – Automne-Hiver 2020 – Prêt-à-porter féminin – New York – © PixelFormula

Carolina Herrera

Le modernisme classique et élégant de Carolina Herrera, mis en scène cette saison dans un hangar industriel dont le plafond incliné culminait à 60 mètres de haut. Des robes merveilleuses à la coupe médiévale sur les bords, des capes taillées avec une précision diabolique… La collection déclinait les robes sous toutes les formes – robes longues, robes de princesse, robes Empire, robes de bal. La marque la plus chic du Nouveau Monde semble en sécurité entre les mains de son directeur artistique, Wes Gordon.
 

Proenza Schouler – Automne-Hiver 2020 – Prêt-à-porter féminin – New York – © PixelFormula

Proenza Schouler

Le duo de créateurs à la tête de la marque signe un retour remarqué. Lazaro Hernandez et Jack McCollough ont dévoilé une silhouette épurée, dessinée par des coupes simples et des volumes flatteurs. Des robes en crêpe lourd aux drapés impeccables qui découvraient les épaules ; des blazers masculins un peu trop grands, des robes cocktail en maille blanche à manches gigot, qui évoquaient les sculptures de Brancusi. L’élégance des statues, ressuscitée pour l’occasion sur les rives de l’Hudson.

Preen by Thornton Bregazzi – Automne-Hiver 2020 – Prêt-à-porter féminin – Londres – © PixelFormula

Preen

L’hommage de Preen au thriller psychologique occulte Ne vous retournez pas, qui suit les péripéties d’un couple à la recherche de son enfant décédé à Venise, a donné lieu à une collection sensationnelle, des vestes à carreaux portées dans le film par Donald Sutherland jusqu’aux costumes dorés de la noblesse vénitienne. Taillant leurs pièces avec une énergie folle, le duo à la tête de Preen (Justin Thornton et Thea Bregazzi) a concocté des robes noires à volants dignes d’un bal masqué sur le Grand Canal. Leurs associations de vêtements dorés et de pulls à motif diamant “Argyle” étaient d’une beauté poignante.
 

JW Anderson – Automne-Hiver 2020 – Prêt-à-porter féminin – Londres – © PixelFormula

JW Anderson

Le seul créateur à avoir obtenu deux entrées dans notre Top 20 est Jonathan Anderson, dont le dernier défilé pour sa propre maison JW Anderson était l’événement mode le plus marquant de la saison londonienne. Si l’ensemble des Fashion Weeks était dominé par le retour du volume, sa collection était sans nul doute la plus volumineuse : des manteaux énormes avec des revers de 60 centimètres de large, des robes sphériques en celluloïd ou des robes modulaires qui rappelaient les années 20 avec leurs épaules légèrement bouffantes. Certainement pas la collection la plus accessible au commun des mortels – ni la plus commerciale -, mais le parti pris était le plus exaltant de toutes les propositions que nous avons pu découvrir à Londres.
 

Burberry – Automne-Hiver 2020 – Prêt-à-porter féminin – Londres – © PixelFormula

Burberry

Riccardo Tisci n’a pas complètement rempli sa mission – redresser la célèbre maison britannique Burberry -, ce qui ne l’empêche pas de proposer une gamme unique de produits hautement désirables, présentée au cours du défilé le plus mémorable de Londres. Le créateur italien a construit un podium en miroirs d’une centaine de mètres au Palais d’expositions de l’Olympia ; de part et d’autre, les soeurs Labèque jouaient sur deux pianos Steinway à queue. Le casting des mannequins était sans doute le plus luxueux de toute la saison, ce qui mettait en valeur le travail de réinterprétation du trench-coat engagé par Riccardo Tisci dans sa collection – tantôt muni de manches en fausse fourrure, coupé comme un imperméable, bordé de cuir matelassé… Très inspiré par l’Inde et le quartier londonien de Bethnal Green, où il a vécu pendant ses études, le directeur artistique de Burberry s’est amusé à associer carreaux madras et polos de rugby. Dernière tenue : une épouse de maharadja resplendissante de sequins argentés, qu’on n’oubliera pas de sitôt.
 

Jil Sander – Automne-Hiver 2020 – Prêt-à-porter féminin – Milan – © PixelFormula

Jil Sander

Le défilé Jil Sander- qui inaugurait la saison milanaise – avait lieu dans le quartier chinois de Milan, à l’intérieur d’une énorme centrale électrique désaffectée. Un peu désarçonné par le choix de cet emplacement, le public s’est remis à respirer en découvrant la collection, dont les formes fluides, les tissus immaculés et les silhouettes gracieuses composaient un moment suspendu, plein de délicatesse et d’élégance. À la fin du défilé, l’ensemble des 54 mannequins s’est assis sur deux rangées de chaises de bureau en bois, sous les applaudissements enthousiastes du public. À ce moment-là, on n’avait encore aucune idée que la saison italienne allait s’achever sous un vent de panique à peine quatre jours plus tard.
 

Max Mara – Automne-Hiver 2020 – Prêt-à-porter féminin – Milan – © PixelFormula

Max Mara

Rares sont les créateurs qui laissent une impression aussi forte que Ian Griffiths chez Max Mara. Cette saison, celui-ci s’est inspiré des années 80 et de leurs épaules surdimensionnées, surfant sur l’esprit d’émancipation féminine qui traversait un grand nombre de collections milanaises. Sans renoncer à sa vision pleine de grâce, et à ses références à l’univers de la mer. La collection était remplie de superbes manteaux d’officier, d’ample duffle-coats en cachemire ou de manteaux de pluie munis de pampilles. Un petit air de Corto Maltese sur Kaia Gerber, omniprésente cette saison.
 

Prada – Automne-Hiver 2020 – Prêt-à-porter féminin – Milan – © PixelFormula

Prada

Chez Prada, on a vu déambuler des femmes sublimes et puissantes, qui défilaient devant une statue d’Atlas dans un décor digne de Chirico, construit à la Fondazione Prada. Trois jours plus tard, Miuccia Prada prenait le monde de la mode par surprise en annonçant sa décision de partager avec Raf Simons la direction créative de la marque qui porte son nom, et ce dès le 1er avril prochain. Pour son dernier défilé solo chez Prada, Miuccia a choisi de subvertir plusieurs clichés de la mode féminine – comme les imprimés floraux, les hauts transparents ou les tailleurs de femme d’affaires – en les combinant dans des alliances inattendues : des blazers à un bouton parfaitement coupés et ceinturés, portés avec des jupes au mollet entièrement composées de franges, ou encore des petites vestes proprettes portées avec des jupes au genou, mais fendues très haut sur la cuisse. Depuis l’annonce de ce départ à la retraite partiel, la plupart des journalistes de mode soufflent que la croissance quelque peu engourdie de Prada ces dernières années résulte plutôt de mauvaises décisions dans le domaine du marketing et du merchandising que d’une créativité chancelante à sa tête. Cette collection Prada était absolument parfaite : à vrai dire, elle figurait souvent dans le Top 5 des autres professionnels que nous avons côtoyés au cours de la saison.
 

Fendi – Automne-Hiver 2020 – Prêt-à-porter féminin – Milan – © PixelFormula

Fendi

Chez Fendi, le défilé Automne-Hiver 2020 avait des allures de spectacle de Grand Guignol. L’événement dévoilait la meilleure collection à ce jour de Silvia Venturini Fendi. Un an tout juste après le décès du grand Karl Lagerfeld, l’héritière de la maison romaine s’impose comme une voix puissante dans le monde de la mode. Entièrement rose, comme le podium ondoyant du défilé, mais parcourue de touches de gris, la collection faisait triompher une certaine vision du luxe, particulièrement opulente. Des manteaux militaires aux formes enveloppantes, des manches en cuir effet tatou, des cabans en cachemire aux allures de cocon, et des ensembles en cuir brun, portés par une cabine de mannequins superstars – de Bella à Gigi Hadid en passant par Mariacarla Boscono, sur qui les vêtements se transformaient en véritable armure.  
 

Versace – Automne-Hiver 2020 – Prêt-à-porter – Milan – © PixelFormula

Versace

Donatella Versace a célébré son premier véritable défilé mixte avec une collection axée sur la ligne, qui dévoilait la jambe et marquait la taille. Mais le défilé lui-même n’avait rien de minimal – son décor était une merveille de technologie, un mur de LEDs de 80 mètres de long et de 5 mètres de haut qui projetait des centaines de visages de Donatella. Le show s’achevait sur une explosion visuelle digne d’un film de science-fiction. La collection était surchargée de V majuscules, des sacs en python jusqu’aux maillots de sport universitaire, en passant par les survêtements et les chaussettes blanches. Visiblement, les nouveaux investisseurs américains de Versace redonnent un nouveau souffle à la maison à tête de Méduse.
 

Bottega Veneta – Automne-Hiver 2020 – Prêt-à-porter féminin – Milan – © PixelFormula

Bottega Veneta

Chez Bottega Veneta, Daniel Lee a signé le défilé et la collection les plus concis de toute la saison milanaise. À mi-parcours du “Fashion Month”, on ne pouvait s’empêcher de remarquer que les chaussures de la saison sont les sandales rembourrées en cuir tressé “intreccio” présentées par Daniel Lee pour le Printemps-Été 2020, portées par des dizaines de journalistes et d’acheteuses du monde entier. Cette dernière collection marquait une nouvelle étape pour le créateur à la tête de BV, qui a mis sur pied un décor absolument sublime composé d’images numériques de villas Renaissance et de statues antiques, qui s’animaient progressivement. Le défilé, mixte, comportait des manteaux militaires à la coupe stricte à souhait, qui auraient certainement plu aux architectes antiques qui ont inspiré ce défilé. Les femmes portaient des tailleurs allongés pour travailler en journée, et de longs fourreaux à paillettes, ou des robes évasées le soir. Sans jamais manquer d’élégance, de pertinence et d’intelligence.
 

Dior – Automne-Hiver 2020 – Prêt-à-porter féminin – Paris – © PixelFormula

Christian Dior

Le premier grand défilé parisien était celui de Christian Dior par Maria Grazia Chiuri, qui s’est lancée dans un retour aux sources – ses propres sources en l’occurrence, puisqu’elle faisait ouvertement référence à sa jeunesse discrètement rebelle au début des années 1980 à Rome. Le spectacle s’ouvrait sur de charmants costumes de garçon manqué, des robes à bretelles fines parfaitement coupées, cintrées avec des ceintures à boucles CD, le tout solidement ancré au sol par des bottes militaires. À vrai dire, un bon tiers de toutes les femmes croisées cette saison portaient de robustes bottines, surtout à Paris où il a plu toute la semaine, comme un fléau biblique. Une tendance lancée par Maria Grazia Chiuri, qui bat également la mesure dans le domaine du féminisme fashion. Cette saison, rebelote dans la tente construite par Dior au jardin des Tuileries. L’espace était envahi par les énormes enseignes lumineuses de l’artiste Claire Fontaine, qui déclamaient : “Les femmes provoquent le soulèvement”, “Les femmes sont la lune qui déplace les marées”, “Patriarcat=Urgence climatique” ou “Quand les femmes se mettent en grève, le monde s’arrête”.

 

Lanvin – Automne-Hiver 2020 – Prêt-à-porter féminin – Paris – © PixelFormula

Lanvin

De nos jours, peu de créateurs écrivent des pages aussi innovantes que Bruno Sialelli, dont le dernier défilé pour Lanvin était un moment d’exaltation absolue. La collection était présentée sur des mannequins de tous les âges, à la Manufacture des Gobelins, probablement la plus ancienne marque de luxe française, puisqu’elle a été fondée par le Roi Soleil, excusez du peu. Les vêtements exhalaient un sentiment de richesse exotique, depuis les robes bouffantes en mousseline blanche jusqu’aux charmantes petites capes à plumes, en passant par les boléros en feutre parfaitement coupés et les négligés aguicheurs. L’apogée du défilé arrivait avec une série de manteaux blancs, coupés dans un tissu à plumes immaculé, peint à la main avec beaucoup de goût. La mode française au mieux de sa forme.
 

Loewe – Automne-Hiver 2020 – Prêt-à-porter féminin – Paris – © PixelFormula

Loewe 

On le disait plus haut, le seul créateur à placer deux collections dans notre Top 20 – et pour la deuxième saison consécutive ! – est Jonathan Anderson. Chez Loewe, son cocktail habituel de Renaissance espagnole, de nonchalance “Ibiza” et d’élégance parisienne comprenait cette fois un nouvel élément, le céramiste Takuro Kuwata, lauréat du dernier prix Loewe. Résultat de cette collaboration : des plastrons et des écussons émaillés, dans une collection où les soies dorées et les brocards se confrontaient à des lainages plus sombres, plus fonctionnels. Un esprit qui rappelait plutôt Van Eyck que Velasquez, traversait la collection vraiment révolutionnaire du créateur irlandais.
 

Balenciaga – Automne-Hiver 2020 – Prêt-à-porter féminin – Paris – © PixelFormula

Balenciaga

Chez Balenciaga, la collection était certes apocalyptique, mais pas du tout dystopique. Très chic, surtout. Le podium : un lac miniature aux eaux bien sombres. Au-dessus, un écran géant projetant des visions d’orages et de tempêtes. Le changement climatique pesait comme un couvercle sur cette collection également parcourue de références espagnoles, depuis les hauts cols de Cristobal jusqu’aux inspirations religieuses, omniprésentes. Les proportions étaient toutes exagérées — à l’instar de ces robes à ailes chauve-souris, qui évoquaient la Sagrada Familia de Gaudi. Difficile d’oublier qui est aux manettes de la maison parisienne face aux nombreux logos “blncg” imprimés sur les vestes blanches de la collection.
 

Thom Browne – Automne-Hiver 2020 – Prêt-à-porter féminin – Paris – © PixelFormula

Thom Browne

Cette saison, le créateur américain a décidé de rendre hommage à tout ce qui est “preppie”. Le défilé était en fait une performance artistique, livrée dans une forêt de bouleaux recréée à l’intérieur des Beaux-Arts de Paris. Un directeur de cirque accompagnait les 33 couples sur le podium : les garçons et les filles portaient les mêmes tenues. Évidemment, Thom Browne a proposé une énième relecture de son produit emblématique – le petit costume étriqué en flanelle grise – orné cette fois de perles, de cristaux et de rubans gros-grain. Le créateur s’affirme une fois de plus comme le designer conceptuel le plus cohérent du monde de la mode, tout en parsemant sa collection de pièces très désirables d’un point de vue commercial.
 

Valentino – Automne-Hiver 2020 – Prêt-à-porter féminin – Paris – © PixelFormula

Valentino

Dans une saison encore et toujours dominée par le volume, le créateur qui a ouvert cette voie, Pierpaolo Piccioli, s’est soudain mis en retrait par rapport au mouvement qu’il a lancé. Il a également assombri sa palette, durci l’attitude de ses mannequins, pour aboutir à une collection de princesses punks “hors-catégorie”, comme il le revendiquait lui-même, c’est-à-dire peu intéressées par les questions de genre. La plupart des mannequins avaient d’ailleurs renoncé à leurs escarpins Valentino pour chausser des bottes militaires, y compris le soir avec leurs robes brodées de sequins. On n’en doute pas, cette dernière collection aura à son tour un grand retentissement dans le monde entier.

Chanel – Automne-Hiver 2020 – Prêt-à-porter féminin – Paris – © PixelFormula

Chanel

Cette saison, Chanel célèbre le sentiment de sororité féminine à la française. Une mode légèrement teintée de références historiques, inspirée de grands classiques du cinéma français, comme Peau d’Âne, ou encore Les Biches, le sombre conte de Claude Chabrol sur l’amour entre femmes. Le tout présenté sur un casting qui marchait par deux ou trois, main dans la main, en bavardant. Des culottes d’équitation portées avec des chemises blanches sublimes, de nouvelles versions, très flatteuses, du célèbre cardigan à quatre poches, des robes-manteaux à 12 boutons d’une grande délicatesse, le tout agrémenté d’imposants bijoux fantaisie byzantins. Sans doute le défilé le plus romantique de la saison, qui adoucissait la morosité ambiante provoquée par la pluie qui battait la verrière du Grand Palais.
 

Louis Vuitton – Automne-Hiver 2020 – Prêt-à-porter féminin – Paris – © PixelFormula

Louis Vuitton

Sans hésiter, le défilé le plus spectaculaire de toute la saison, grâce au regard infaillible du producteur Es Devlin et au décor monumental du show. Près de 200 chanteurs d’opéra en costumes historiques, habillés par la costumière oscarisée Milena Canonero. D’énormes tableaux vivants, une bande-son électronique et baroque composée par Woodkid et Bryce Dessner. La collection n’était pas mal non plus : Nicolas Ghesquière en grande forme, mélangeant plusieurs époques, plusieurs genres. Des pantalons cigarette à rayures traditionnels, des gilets de dandies édouardiens et des vestes qui semblaient taillées sur Savile Row, fendues de poches inclinées, le tout combiné avec des finitions dignes de l’ère spatiale, des jacquards argentés, des pantalons militaires et de fausses bottes de ski. Une déclaration puissante qui venait conclure en beauté la saison d’Automne-Hiver 2020/21, et livrait une vision pleine d’énergie sur la mode et notre relation au temps.
 
 

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