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Tous les chemins de la mode mènent à Paris


La Ville Lumière s’est ouverte au monde, au quatrième jour des défilés, laissant voir ce qui se fait de mieux dans la mode, d’un continent à l’autre. Du nigérian Kenneth Ize aux chinoises Uma Wang et Maison Mai, en passant par la biélorusse Maria Boyarovskaya et l’ukrainien Artem Kononenko, le printemps-été 2021 s’annonce fort intéressant.

Un look signé Kenneth Ize – ph Julian Poropatich

La mode éthique de Kenneth Ize

La vidéo du créateur africain ne dévoile qu’une paire de mains en train d’esquisser le portrait d’une jeune femme. Ce sont celles de l’artiste Maty Miayenda, qui a réalisé la fresque devant laquelle Kenneth Ize a présenté jeudi sa collection pour l’été prochain, dans le cadre du showroom Sphère opéré par la Fédération de la Haute Couture et de la Mode avec le soutien du Défi.

Après son premier défilé parisien, en février dernier, le styliste nigérian, sélectionné en 2019 parmi les finalistes du prix LVMH, qui va signer l’an prochain une collaboration avec la marque Karl Lagerfeld, revient à Paris avec une garde-robe mettant en avant, une fois de plus, l’artisanat Yoruba, peuple d’Afrique de l’Ouest connu pour sa technique de tissage séculaire produisant un tissu rayé multicolore, l’aso oke.

Grâce à l’argent remporté dans certains concours, Kenneth Ize a fait construire à Ilorin, au nord de Lagos, une usine de tissage, où une trentaine de tisserands développent de nouvelles techniques modernisant ce tissu devenu l’emblème de sa marque. Dans cette nouvelle collection, tuniques à franges, pantalons évasés, chemises, gilet, tricots en soie et tailleurs sont déclinés dans de fines rayures, surbrodés pour certains par des motifs géométriques.

 
Le passé recomposé d’Uma Wang

Contrainte de déserter les podiums parisiens en février dernier pour cause de coronavirus, la designer chinoise revient dans le calendrier parisien cette saison avec un petit film couleur sépia, qui nous plonge dans le passé. Un passé indéfini, où le temps était scandé par les prières et où l’on s’éclairait à la bougie.

Une silouhette comme surgie du passé de la créatrice chinoise – Uma Wang

Les images un peu floues traversées par des silhouettes silencieuses et contemplatives, revêtues de longues robes, la tête disparaissant sous des coiffes volumineuses, laissent deviner la beauté, mais aussi la fragilité de chaque instant. Clochers, croix, livres de prières renforcent la dimension spirituelle de la vidéo.
Du reste, les 34 looks de la collection couvrent presque totalement le corps avec de longues robes tuniques qui, associées aux coiffes en tissu façon cornette de bonne-soeur, font un peu penser à l’univers religieux. Tout comme la palette, qui va essentiellement du blanc-crème au noir.

Robes combinaisons superposées à des chemises à manches longues, robes-manteaux à fine rangée de boutons et autres robes housses froncées, drapées ou enrubannées s’alternent avec des ensembles pantalon. Comme toujours, le travail sur les textures est impressionnant chez Uma Wang avec des effets d’usure et des teintures spéciales.  L’ensemble est taillé dans des étoffes froissées ou précieuses, comme usées et délavées par le temps.

Les habits couleur lune de Maison Mai

Tout comme Uma Wang, la styliste chinoise Mia Li, qui n’a pu défiler l’hiver dernier, revient présenter sa collection cette saison avec une vidéo. Elle a choisi le thème de la lune pour l’été 2021. La forme ronde de l’astre est reprise dans les formes et les imprimés des vêtements, se révélant sous un top en voile noir transparent ou à travers un jeu de bandelettes blanches en contraste sur un fond noir.

Blanc, jaune et jusqu’au gris argenté… Toute la palette de la collection, composée de robes asymétriques, bermudas, blouses, jupes et tailleurs faisant appel à des matières soyeuses et légères, se décline dans un jeu d’ombres et lumières rappelant la clarté froide de la lune.
 
 

Tayloring déstructuré pour la marque – Boyarovskaya

Le design conceptuel de Boyarovskaya

C’est dans un paysage volcanique et lunaire balayé par le vent, qu’évoluent les silhouettes minimalistes pensées par la styliste biélorusse Maria Boyarovskaya et le photographe ukrainien Artem Kononenko pour l’été prochain. Tous deux également présents au showroom Sphère. Les vêtements au graphisme épuré et aux coupes impeccables proposent un tailoring déstructuré jouant sur les détails et les associations de couleurs fortes, comme le rouge et le noir.

Un tricot rouge s’enfile ainsi sur une jupe fendue en cuir noir. Les robes et tricots asymétriques une manche sont moulants, tout comme les combishorts, qui parfois s’hybrident en robe. Un blouson en cuir, qui se prolonge comme un body, vient s’incruster sur un trench camel. On retrouve, cette forme de body dans des chemises et vestes spencer. Le label joue avec les codes de la couture proposant une mode à l’élégance intemporelle, qui révèle son caractère original par petites touches.

 

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