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Une mode gaie et inventive avec Nina Ricci, Issey Miyake et Christian Wijnants


Les couturiers parisiens affichent leur optimisme. Au cinquième jour des défilés virtuels, ils ont semblé renouer avec un esprit léger et insouciant à travers des collections pour l’automne-hiver 2021/22 particulièrement inventives. Comme celle pleine de punch et gaité de Nina Ricci, celle délicate de Christian Wijnants ou encore celle d’Issey Miyake aux plissés organiques.

La cape nuage dans la vidéo de la maison – Nina Ricci

 
Nina Ricci, le chic excentrique

Un vent de douce folie traverse la collection concoctée par Lisi Herrebrugh et Rushemy Botter qui, pour cette deuxième saison sous pandémie, affinent plus que jamais le concept d’une mode innovante mais portable, fraîche, pratique et désirable.

Profitant de cette parenthèse digitale, le duo a imaginé un défilé surréaliste, où les mannequins s’arrêtent soudain dans leur marche saccadée pour se retourner et fixer le spectateur droit dans les yeux, ou pour se poser un instant sur l’un des sièges vides enfilés le long du podium blanc. Parfois les filles Nina Ricci sont freinées dans leur course par un brusque ralenti, tandis qu’un coup de vent vivifiant gonfle leurs vêtements jusqu’à les retourner totalement et dévoiler une paire de fesses.
 
Joyeuses et désinvoltes, elles portent en guise de collier, suspendu à un ruban de satin, le célèbre parfum de Nina Ricci, l’Air du temps, avec son emblématique flacon créé en 1951 par Lalique surplombé d’un couple de colombes, que l’on retrouve aussi dans des boucles d’oreilles ou un imprimé. Cette fragrance symbole de la marque a inspiré notamment les deux créateurs néerlandais comme pour l’été 2021. Autre accessoire marrant, les escarpins Mary Jane à longs poils colorés, ainsi que les toques en feutre bombées, proposées dans des teintes pimpantes, qui remplacent cette saison les chapeaux cloche, signature du couple.

Une silhouette pour l’hiver prochain – Nina Ricci ph Services Généraux

Le motif pied de poule, autre classique de la maison, est repris dans les collants, mais aussi dans des imprimés et des petits manteaux et pantalons noir et vert, en référence à une collection Nina Ricci de 1967. Vestes et tops en jersey ou laine sont zippés et adhèrent au corps comme une seconde peau sur des minirobes évasées au bord froncé ou sur de longues jupes fendues. Capes et doudounes ponchos sont revisitées, tandis que des pièces en plastique vert ou rose transparents (veste, polo, imper et pantalon) apportent une touche techno-romantique à l’ensemble.
 
 
Issey Miyake, une ode à la nature
 
La collection de la maison japonaise se présente comme la parabole d’un retour à la vie (normale) après la pandémie. Le film de présentation débute avec le premier mannequin, vêtu d’une austère et ample robe-sac noire, qui sort de l’ombre pour traverser la cour vide ensoleillée d’un édifice à l’architecture minimaliste. Peu à peu, les autres silhouettes abandonnent cet espace fermé, traversant d’abord le jardin, pour enfin renouer avec le grand air et la nature sur une île près de Tokyo.

Les nouvelles robes aux plissés circulaires – Issey Miyake

Le directeur artistique Satoshi Kondo développe son propos en suivant deux filons. D’un côté, des pièces importantes et concrètes pour l’hiver, comme les beaux manteaux en laine ou cotons bio et cet original combinaison trench. De l’autre, un vestiaire plus léger et presque estival aux imprimés de pierres et d’eaux miroitantes, jouant sur les effets d’ombres et lumière.

La nature dans toutes ses nuances de couleurs et textures imprègne avec poésie la collection, notamment à travers une série de tenues monochromes vibrantes (ocre, pétrole, mauve). Pour en restituer au plus près la beauté organique, la maison a développé comme toujours de nouveaux procédés et techniques textiles.

Par exemple, dans ces grandes courbes plissées, qui créent un mouvement ondulé dans un pardessus, une tunique ou un top. Ailleurs, un nouveau plissé à la main concentrique donne une forme circulaire aux vêtements dans une sorte de spirale s’ouvrant en gros hublots dans des robes ludiques. Des pièces en tricot 3D semblent quant à elles tressées sous forme de douce carapace.

Une garde-robe pour se protéger des grands froids – ph Lennert Madou – Christian Wijnants

Christian Wijnants, jeu de rayures

Pour l’hiver prochain, le designer belge nous emmène en visite au musée royal des Beaux-Arts d’Anvers. Les mannequins en traversent les vastes couloirs et pièces vides, d’un pas vif qui résonne sur le parquet, sans que le regard ne puisse s’accrocher au moindre tableau.

Elles sont vêtues de longues robes flottantes en soie, de jupes plissées impalpables ou de tenues sinueuses en maille, finement côtelées. Pour se protéger des frimas, elles disparaissent sous des blousons en duvet et de grandes couvertures matelassées, rappelant les édredons d’antan. Ces couettes prennent l’allure de manteaux doudounes ou de capes, façon nid douillet. La même matière ouatée sert de d’écharpe-turban à nouer en gros nœud autour du cou ou de la tête.

Pas d’imprimés ou presque cette saison, mais un motif récurrent de fines rayures aux teintes fanées qui traversent à la verticale ou en diagonale la collection, dans des manteaux, robes, jupes, vestes, pantalons, tricots, sacs et jusqu’aux longs gants glamour.

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